La maladie d'Alzheimer peut être décrite comme une démence progressive, dégénérative et irréversible caractérisée physiologiquement par une destruction des cellules nerveuses du cerveau. Le début de la maladie est marqué insidieusement par des troubles de la mémoire, du langage et par des états dépressifs. Puis apparaissent progressivement une apraxie (problèmes de motricité), une agnosie (problèmes de perception et d'identification), de l'aphasie (problèmes de langage) et des problèmes comportementaux (perte de jugement et agressivité) qui finissent éventuellement par confiner le patient au lit.
D'un point de vue biologique, on note la présence de fibrilles de protéines enchevêtrées (la ß-amyloïde) nommées plaques séniles et une déficience en neurotransmetteurs cholinergiques. La maladie peut être qualifiée de familiale (caractère autosomique dominant) ou sporadique (dont peut être atteint tout adulte mais surtout après l'âge de 65 ans).
Causes
Bien qu'on ait à ce jour identifié aucune cause spécifique de la maladie, il existe plusieurs hypothèses éthiologiques, dont :
- Un lien génétique a été statistiquement établi.
- Une hypothèse environnementale selon laquelle une exposition à un ou plusieurs produits toxiques causerait ou prédisposerait à la maladie (ex. : exposition à l'aluminium).
- Une modification biochimique post-infectieuse (virale ou autre).
- Maladie du système immunitaire.
Traitement
Il n'existe toujours pas de traitement curatif de la maladie. Seuls des traitements symptomatiques peuvent être utilisés. Certains médicaments (donépézil, tacrine, rivastigmine) permettent d'observer une légère amélioration ou ralentissement de la détérioration au niveau des activités de la vie quotidienne, du fonctionnement global (incluant le comportement) et des facultés cognitives (mémoire, orientation et langage). L'efficacité clinique est toutefois peu impressionnante et ces médicaments ne sont pas indiqués que pour un stade léger à modéré de la maladie. Plusieurs études sont toutefois en cours en vue d'identifier des traitements plus efficaces.
On peut également traiter d'autres symptômes présents au cours de la maladie tels la dépression (les nouvelles générations d'antidépresseurs sont favorisées car moins d'effets secondaires) et les comportements agressifs (à l'aide d'antipsychotiques et de tranquillisants). On suggère également que la prise de vitamine E ou de ginkgo biloba


