La dysménorrhée consiste en une douleur abdominale basse (dans le bas du ventre) ou lombaire (dans le bas du dos) qui survient pendant les trois premiers jours des menstruations. Elle affecte plus de 50 % des femmes et survient surtout entre l'âge de 20 à 25 ans. Son incidence diminue avec l'âge, l'activité sexuelle et l'accouchement. D'autres symptômes peuvent aussi accompagner la douleur abdominale, entre autres les maux de tête, la fatigue, les nausées, les vomissements et la diarrhée. La dysménorrhée primaire est la plus commune, elle est associée à un taux élevé de prostaglandines qui stimulent la contraction de l'utérus. La dysménorrhée secondaire peut résulter par exemple d'une anomalie anatomique de l'utérus, d'une endométrite (inflammation de l'endomètre). Ce type de dysménorrhée répond moins bien aux anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) et exige un suivi médical étroit.
Traitement non pharmacologique
- Application de la chaleur au niveau de l'abdomen.
- Bains chauds.
- Techniques de relaxation.
- Stimulations des nerfs transcutanées (ex. : TENS).
- L'exercice pourrait soulager la douleur en diminuant le taux des prostaglandines.
Traitement médicamenteux
Les AINS, en inhibant les prostaglandines peuvent donc être utiles pour traiter la dysménorrhée primaire. Pour être efficace, le traitement doit être commencé au cours des 24 heures qui précèdent les menstruations et continué jusqu'au troisième jour du cycle. Les AINS doivent être pris de façon régulière plutôt qu'au besoin pour maintenir un faible taux de prostaglandines. Pour minimiser les irritations à l'estomac, les AINS doivent être pris avec du lait ou avec de la nourriture.
La prise d'un contraceptif oral "la pilule" est une alternative aux AINS pour traiter la dysménorrhée. Elle supprime l'ovulation et par conséquent, moins de prostaglandines sont produites, causant ainsi moins de crampes abdominales.


