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Les douleurs menstruelles : un mal classiquement féminin

Vous anticipez à chaque mois l’arrivée de vos règles à cause de la douleur engendrée par celles-ci? Vous n’avez peut-être pas tout essayé pour les contrer. Prenez-les d’assaut pour ne pas qu’elles ne vous rendent certains jours du mois insupportables !

Les douleurs menstruelles : un mal classiquement féminin

Un mal « nécessaire » ?

Le célèbre peintre Pierre-Auguste Renoir a dit un jour : « La douleur passe, la beauté reste ». Bien qu’il eût fait référence à sa difficulté de peindre à cause de ses problèmes de santé, vous conviendrez que cette affirmation pourrait bien s’appliquer aux femmes…  Pour celles qui sont aux prises avec les douleurs menstruelles, il est vrai que la douleur finit par passer, mais ce n’est que pour mieux revenir le mois suivant!

Le terme médical utilisé pour désigner de fortes douleurs menstruelles est la « dysménorrhée ». Il s’agit d’une  affection fréquemment rencontrée par de nombreuses filles et femmes durant leur période menstruelle. Elle affecte plus de 50 % d’entre elles, ce qui est considérable. Bien que généralement légère à modérée la plupart du temps, elle peut être sévère chez certaines, ce qui se traduit par une diminution de la qualité de vie et une modification des activités quotidiennes (repos forcé, absentéisme, etc.).

Heureusement, il existe des moyens de réduire l’intensité des douleurs menstruelles, de même que leurs impacts.

Parlons « médical »

La dysménorrhée (aussi appelé algoménorrhée) consiste en une douleur abdominale basse (dans le bas du ventre) ou lombaire (dans le bas du dos) qui survient pendant les premiers jours des menstruations. Elle afflige surtout les femmes dans la vingtaine et elle diminue souvent avec l'âge, l'activité sexuelle et l'accouchement.

D'autres symptômes peuvent aussi accompagner les douleurs, tels que:

  • les maux de tête;
  • la fatigue ou la faiblesse;
  • les nausées;
  • les vomissements;
  • la diarrhée.

La dysménorrhée primaire est la plus commune. Elle est associée à la sécrétion de substances, nommées prostaglandines, par l’organisme au moment des règles. Ces dernières provoquent des contractions utérines et facilitent l’expulsion du sang de l’utérus; ce sont ces contractions utérines qui causent la douleur.Plus rarement, les douleurs peuvent être causées par une maladie; il s’agit alors de dysménorrhée secondaire. Elle apparaît plus tardivement, généralement chez des femmes qui n’avaient pas de problèmes de dysménorrhée auparavant. Elle peut résulter, par exemple, d'une anomalie anatomique de l'utérus, d'une endométrite (inflammation de l'endomètre), d’un kyste, etc. Ce type de dysménorrhée exige normalement un suivi médical étroit.

Que faire pour les soulager?

Plusieurs mesures peuvent être tentées lors de l’apparition de règles douloureuses. Agissez dès le début des symptômes afin que le traitement soit plus efficace.

En voici quelques-unes pouvant vous aider :

  • l’application de chaleur (bouillotte) au niveau de l'abdomen ou bain chaud;
  • un massage du ventre;
  • des techniques de relaxation (méditation,  yoga, etc.);
  • l’activité physique et les étirements;
  • le repos et un sommeil réparateur.

Traitement médicamenteux

Certains médicaments, vendus sans ordonnance, peuvent vous soulager. Le premier choix est un anti-inflammatoire non stéroidien (AINS) , comme par exemple l’ibuprofène, qui diminue la formation des prostaglandines à l’origine de la douleur. De tels médicaments peuvent aussi être prescrits par le médecin. D’autres analgésiques disponibles en vente libre pourraient vous être d’un précieux secours. Puisque ces médicaments pourraient ne pas vous convenir, il est conseillé de toujours consulter votre pharmacien avant de choisir un produit.

Pour être efficace, le traitement doit être commencé le plus tôt possible, c’est-à-dire généralement au cours des 24 heures qui précèdent les menstruations, et continué jusqu'au troisième jour des règles environ. Les AINS doivent être pris de façon régulière plutôt qu'au besoin pour maintenir un faible taux de prostaglandines. Pour minimiser les irritations à l'estomac, les AINS doivent être pris avec du lait ou avec de la nourriture. 

La prise régulière d’un contraceptif hormonal s’avère également une mesure efficace, dans certains cas, pour réduire les douleurs menstruelles. Elle supprime l'ovulation et, par conséquent, moins de prostaglandines sont produites, causant ainsi moins de crampes abdominales. Parlez-en à votre médecin.

Quand faut-il consulter le médecin?

Vous devriez consulter votre médecin si:

  • vous n’êtes pas soulagée avec les analgésiques disponibles en vente libre, y compris les AINS;
  • les douleurs apparaissent à l’âge adulte ou s’aggravent;
  • les douleurs persistent plusieurs jours avant et après les règles;
  • vous présentez les symptômes suivants: fièvre, pertes vaginales épaisses et jaunâtres, saignements entre les règles et menstruations anormalement abondantes.

Les menstruations font partie de la vie normale d’une femme. Toutefois, les douleurs qui y sont parfois associées n’ont pas à faire partie du tableau. Plusieurs options sont à votre portée pour les limiter ou les enrayer et vous permettront de profiter de la vie, peu importe la date au calendrier. C’est à vous de prendre le contrôle afin que vos règles ne deviennent plus une source d’appréhension et que vous puissiez voir la vie en couleurs tous les jours du mois.