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Le baby blues et la dépression post-partum

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Saviez-vous que près de 80 % des nouvelles mamans ont des symptômes de dépression passagers autour du troisième jour suivant l’accouchement? Plus rarement, ces symptômes persistent et se transforment en dépression. En savoir plus sur le baby blues et la dépression post-partum permet de mieux y faire face.

Le baby blues et la dépression post-partum

Le baby blues ou « syndrome du troisième jour »

La grossesse et l’accouchement sont des expériences uniques mais qui génèrent de nombreux bouleversements. Dans les premiers jours suivant l’accouchement, la maman doit s’adapter à l’arrivée de bébé et à de nombreux autres éléments. Aux alentours du troisième jour (parfois avant et jusqu’à 10 à 14 jours après), un grand nombre de femmes subissent l’apparition de symptômes suggérant un dérèglement émotif tels que :

  • des sautes d’humeur, comme par exemple une alternance de rires et de larmes;
  • de l’irritabilité;
  • de l’impatience;
  • de l’insomnie;
  • un sentiment de vulnérabilité ou d’incompétence maternelle.  

Ces manifestations d’hyperémotivité sont tout ce qu’il y a de plus normal et il n’y a pas lieu de s’en inquiéter. Elles seraient causées par les changements hormonaux et la fatigue qui suivent l’accouchement. L’intensité et la durée des symptômes varient d’une maman à l’autre; ils peuvent par exemple durer une seule journée, ou encore quelques jours. Les symptômes disparaissent généralement en moins de deux semaines.

Pour faciliter la période du baby blues

Conseils pour la maman :

  • Parlez de vos émotions à votre conjoint, à votre famille, à une amie ou aux membres du personnel médical.
  • Demandez de l’aide pour vos soins ou ceux du bébé. Faites-vous aider de toutes les manières possibles.
  • Dormez à chaque fois que vous en avez l’occasion.
  • Limitez le nombre des visiteurs si cela vous épuise ou vous ajoute un stress additionnel.
  • Profitez des contacts peau à peau avec votre bébé.
  • Soyez bienveillante et tolérante envers vous-même. Ne visez pas la perfection.
  • Entourez-vous d’une ou de plusieurs personnes avec qui vous vous sentez en confiance et avec qui vous pouvez être vous-même. Par exemple, demandez à votre meilleure amie d’être à vos côtés dans ces moments plus difficiles.

Conseils pour le conjoint, la famille ou l’entourage :

  • Si vous ne reconnaissez plus la maman temporairement, ne vous en faites pas. Les symptômes du baby blues sont généralement passagers. Prenez-les avec un grain de sel.
  • Montrez-vous doux, patient et réconfortant.
  • Félicitez la mère; faites du renforcement positif.
  • Ne lui dites pas quoi faire et laissez-lui faire ses propres expériences.
  • Faites-la rire. L’humour permettra de remettre les choses en perspective.
  • Offrez-lui votre aide et votre soutien.

La dépression post-partum : un mal plus grave

Contrairement au baby blues, souvent léger et passager, la dépression post-partum constitue une affection médicale plus grave et d’une durée souvent plus longue. Elle peut nuire autant à la mère qu’au bébé; voilà pourquoi il faut la prendre au sérieux. Entre 10 et 20 % des femmes éprouveront des symptômes plus importants dans l’année suivant l’accouchement. Malheureusement, la dépression post-partum peut durer plusieurs mois et parfois plus d’une année. Les femmes qui en sont atteintes peuvent hésiter à demander de l’aide car elles éprouvent de la honte, un sentiment d’échec ou de la culpabilité. Par ailleurs, certaines d’entre elles croient, à tort, que les symptômes qu’elles ressentent sont normaux et s’expliquent par la fatigue occasionnée par l’arrivée du nouveau-né.

Si vous souffrez d’une dépression post-partum, il est important que vous obteniez un diagnostic et qu’une démarche de traitement soit entreprise sans délai. Voici quelques exemples de symptômes pouvant suggérer une telle affection : 

  • un sentiment d’épuisement ou de découragement permanent;
  • une anxiété extrême;
  • des difficultés de sommeil;
  • des pleurs constants;
  • un sentiment de dévalorisation ou une culpabilité excessive;
  • des modifications importantes à votre appétit;
  • un manque d’intérêt envers les activités habituelles;
  • une incapacité à prendre soin du bébé ou de soi-même;
  • des symptômes physiques : maux de tête, engourdissements, douleurs thoraciques,  hyperventilation, etc.
  • de l’irritabilité ou de l’agressivité;
  • des idées noires ou suicidaires.

Ces symptômes surviennent généralement au moins un mois après l’accouchement et durant la première année. Si vous notez un ou plusieurs de ces symptômes, ne tardez pas à consulter un médecin pour votre bien et celui de votre enfant.

Les traitements de la dépression post-partum

Il existe plusieurs moyens de contrer la dépression post-partum. L’aide psychologique, les réseaux de soutien et le recours aux médicaments (ex. : antidépresseurs) sont autant de mesures pouvant être mises de l’avant pour venir en aide à la femme aux prises avec cette maladie. Un suivi médical étroit est aidant et presque toujours nécessaire.

Si le médecin vous prescrit un traitement avec des médicaments, parlez-en avec votre pharmacien. Ce dernier peut vous écouter et vous renseigner sur tous les aspects de la médication, y compris les bénéfices, le délai d’action, les effets secondaires et les moyens d’y remédier.

Au-delà de la prise en charge médicale, le fait de prendre soin de vous et d’adopter une bonne hygiène de vie vous aidera à vous sortir de cette période plus difficile. Voici quelques conseils à cet égard :

  • Prenez le temps de bien manger.
  • Ne négligez pas vos soins personnels : prendre un bain ou une douche, s’habiller, se maquiller ou se coiffer aident à conserver le moral et l’estime de soi.
  • Faites des sorties pour relaxer et vous changer les idées, avec ou sans le bébé.
  • Apprenez à déléguer : soins du bébé, tâches ménagères, gestion du quotidien, etc.
  • Faites de l’exercice régulièrement; optez pour des activités qui vous plaisent vraiment.
  • Acceptez que tout ne soit pas parfait.
  • Allez vous faire masser ou apprenez des techniques de relaxation.

Si vous souffrez d’une dépression post-partum, surtout ne vous jugez pas. Il s’agit d’une maladie comme bien d’autres. Au contraire, faites-vous confiance que vous réussirez à trouver les ressources pour vous aider à passer au travers, et demandez l’aide de votre entourage à cet égard. Devenir parent est une expérience qui se veut enrichissante et épanouissante, mais qui peut être plus difficile pour certains. Reconnaître les symptômes de la dépression post-partum permet de la détecter rapidement et de prendre des mesures pour remédier à la situation. De cette façon, vous pourrez enfin profiter des nombreuses joies que la maternité vous réserve!

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