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Le prélèvement de sang et le bon usage des aiguilles

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Quand on vit avec le diabète, l’usage des aiguilles fait souvent partie du quotidien, que ce soit pour effectuer un prélèvement de sang lors du suivi de la glycémie ou pour l’injection d’insuline. Voici quelques conseils pour faciliter leur usage et le rendre plus sécuritaire.

Le prélèvement de sang et le bon usage des aiguilles

La peur des aiguilles… aux oubliettes!

La plupart d’entre nous connaissons quelqu’un qui a une peur terrible du sang ou des aiguilles. Pour une personne vivant avec le diabète, une telle peur risque de faire obstacle à une prise en charge optimale de la maladie. En effet, le suivi de la glycémie à l’aide d’un appareil appelé « lecteur de glycémie » implique qu’on doive se piquer le bout du doigt, idéalement au moins une fois par jour. De plus, certains diabétiques doivent inclure l’injection quotidienne d’insuline à leur traitement, ce qui nécessite l’usage d’aiguilles.

Les aiguilles utilisées à l'heure actuelle pour effectuer le prélèvement de sang sur le bout du doigt, de même que celles utilisées pour injecter l’insuline, sont si fines et si courtes que vous ressentirez à peine un pincement, voire rien du tout au moment de la piqûre. Les fabricants d’aiguilles et de dispositifs utilisés avec celles-ci mettent un maximum d’efforts afin de réduire l’inconfort et la douleur, de manière à faciliter le quotidien des personnes ayant le diabète.

Le prélèvement de sang

Pour faire vos tests de glycémie, vous devez auparavant effectuer une petite ponction de sang pour obtenir une goutte. Le dispositif nécessaire au prélèvement se nomme « autopiqueur ». Facile à manipuler, il est muni d’une aiguille, appelée « lancette ». Après le prélèvement, effectué au bout de votre doigt, la goutte de sang est appliquée sur une bandelette réactive, reliée au lecteur. Ce geste permet de mesurer la glycémie (taux de sucre dans le sang).

Il y a plusieurs années, l’usage de certains lecteurs de glycémie demandait l’obtention d’une goutte de sang plus grosse. De nos jours, les lecteurs de glycémie sont conçus de telle façon qu’ils ne nécessitent, pour la plupart, qu’une toute petite goutte de sang. Par conséquent, la ponction implique maintenant le recours à des aiguilles de plus en plus minuscules et devient pratiquement sans douleur!

La bonne technique pour le prélèvement de sang

Quand vous commencez à utiliser un lecteur pour suivre votre glycémie, il est essentiel que vous receviez un enseignement complet de la part d’un professionnel de la santé sur la façon de l’utiliser. Votre pharmacien peut réaliser cet enseignement, de même que répondre à vos questions portant sur le suivi de la glycémie et tous les autres aspects de la gestion du diabète.

Certaines mesures peuvent être prises pour faciliter le prélèvement de sang, de même que le rendre plus sécuritaire et moins douloureux. En voici quelques-unes :

  • Lavez-vous les mains à l’eau chaude et savonneuse avant chaque ponction.
  • Effectuez un mouvement de massage sur votre main, de la paume vers le bout du doigt, pour activer la circulation.
  • Piquez sur le côté du bout du doigt, et non au centre. Cela causera moins d’inconfort ou de douleur.
  • N’appuyez pas trop fortement sur le bout du doigt avec l’autopiqueur, car cela est inutile. N’appuyez pas trop légèrement non plus, car vous pourriez avoir à recommencer. Avec le temps, vous trouverez la bonne pression à exercer.
  • L’autopiqueur offre la possibilité de régler la profondeur de la piqûre. Choisissez la profondeur la plus faible permettant d’obtenir la goutte de sang, selon l’épaisseur de votre peau.
  • Changez de doigt à chaque prélèvement.
  • Autant que possible, tentez d’éviter le pouce et l’index puisque ce sont les doigts que vous utilisez le plus.
  • Ne prenez jamais une même lancette pour deux prélèvements. Le fait de réutiliser vos lancettes comporte de nombreux désavantages, dont l’augmentation du risque de douleur et d’infection.

Les injections d’insuline

Pour parvenir à une bonne maîtrise de la glycémie, il n’est pas rare qu’on doive recourir à l’insuline. Si tel est le cas, celle-ci devra être administrée par injection « sous-cutanée » (sous la peau). Il est généralement reconnu que ce type d’injection est bien moins douloureux qu’une injection intraveineuse (dans une veine) ou intramusculaire (dans un muscle).

En général, on s’injecte de l’insuline à l’aide d’un dispositif nommé « stylo injecteur ». Celui-ci porte bien son nom, car il a effectivement la forme d’un stylo et contient une cartouche remplie d’insuline. Historiquement, la méthode la plus commune pour administrer l’insuline consistait à la prélever d’une fiole à l’aide d’une seringue avant l’injection. Certaines personnes utilisent toujours cette méthode de nos jours, ce qui implique de mesurer soi-même le nombre d’unités d’insuline à s’injecter.

Qu’il s’agisse d’une seringue « à l’ancienne » ou d’un stylo injecteur, les dispositifs d’injection doivent être munis d’une aiguille à leur extrémité pour permettre l’administration de l’insuline sous la peau. Encore une fois, comme c’est le cas pour les lancettes, les fabricants d’aiguilles se font un devoir de concevoir des aiguilles performantes mais étonnamment minces et petites, ce qui rend l’injection plus confortable.

Voici maintenant quelques conseils pour réduire l’inconfort et la douleur liés à l’injection d’insuline :

  • Évitez de réutiliser les aiguilles. Utilisez une nouvelle aiguille pour chaque injection.
  • Pratiquez l’alternance des sites d’injection : bras, cuisses, abdomen et fesses.
  • Optez pour des aiguilles plus courtes et de calibre (diamètre) plus petit. De nos jours, des aiguilles d’une longueur aussi courte que 4 mm sont offertes sur le marché.
  • Demandez à votre pharmacien de vous parler des différents types d’aiguilles disponibles utilisables avec votre stylo injecteur ou vos seringues; il pourra vous aider à faire un choix par la même occasion.
  • Si vous ressentez de l’inconfort ou de la douleur lors de l’injection, il est possible que ce soit parce que votre technique d’administration n’est pas optimale. Revoyez celle-ci avec le professionnel qui assure le suivi de votre diabète. Demandez-lui de vous observer alors que vous réalisez l’injection et de vous suggérer des correctifs si nécessaire.
  • Assurez-vous d’injecter l’insuline sous la peau, et non dans un muscle. Demandez à votre professionnel de vous donner des trucs à cet égard.

Bon débarras!

Puisque vous devrez manipuler des aiguilles et des lancettes et les conserver à la maison, il est primordial que vous preniez des mesures pour éviter tout risque. Voici quelques consignes essentielles :

  • Gardez toujours les aiguilles hors de la portée des enfants.
  • Ne jetez jamais vos aiguilles et lancettes (souillées ou non) dans les poubelles. Imaginez le risque de blessure et la peur ressentie par quelqu'un qui se pique par inadvertance!
  • Procurez-vous gratuitement un contenant sécuritaire pour jeter vos aiguilles et lancettes à la pharmacie ou au CLSC. Une fois ce contenant rempli, rapportez-le à votre pharmacien, qui s'en débarrassera de façon sécuritaire.

Les premières fois qu’on utilise des aiguilles dans le cadre de la gestion du diabète, il est normal d’avoir besoin d’une période d’adaptation. De même, il peut s’avérer utile de bénéficier de nombreux conseils de la part de professionnels de la santé qui s’y connaissent en diabète, comme votre pharmacien. Une fois familiarisé avec ces pratiques, vous verrez que le regard que vous poserez sur la question des aiguilles aura bien changé. À ce moment, sans doute vous direz-vous que, finalement, il y avait bien plus de peur que de mal!

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