3 questions sur le cholestérol

Près de 40 % de la population canadienne adulte affiche un taux de cholestérol élevé. Voici donc trois choses essentielles à savoir sur cet ennemi de nos artères!

3 questions sur le cholestérol

1

L'hypercholestérolémie peut-elle être héréditaire?

Oui, il existe une forme héréditaire d'hypercholestérolémie qui se transmet de génération en génération. Cette maladie génétique, qu'on appelle hypercholestérolémie familiale, entraîne une élévation du taux de cholestérol — plus précisément du cholestérol LDL (lipoprotéines à basse densité) ou « mauvais cholestérol » — dans le sang, et ce, dès la naissance. Dans la majorité des cas, l'hypercholestérolémie familiale est liée à une mutation (défaut) du gène LDLR qui affecte les récepteurs LDL situés à la surface des cellules. Ces derniers ont la responsabilité de capter le cholestérol LDL qui circule dans le sang et de le faire entrer dans la cellule. Ainsi, lorsque les récepteurs sont absents ou incapables de capter le cholestérol LDL, le mauvais cholestérol augmente anormalement dans le sang et s'accumule sur la paroi des artères. Les conséquences peuvent donc être très graves : angine de poitrine, infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral (AVC), mort subite, etc. De fait, les personnes atteintes d'hypercholestérolémie familiale présentent des risques cardiovasculaires plus importants et plus hâtifs que l'ensemble de la population. Une prise en charge précoce constitue la clé pour réduire les risques associés à cette condition. Enfin, sachez que cette forme héréditaire d'hypercholestérolémie touche une personne sur 250 dans la population québécoise, voire jusqu’à une personne sur 80 dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

2

Est-il vrai que les femmes sont plus touchées par le cholestérol à partir de la ménopause?

Tout à fait! Jusqu'à la ménopause, les femmes présentent un profil lipidique beaucoup plus favorable que les hommes. La production naturelle d'estrogène aide en effet à conserver le taux de cholestérol à des niveaux sains. Ce phénomène explique en partie pourquoi la fréquence des maladies cardiovasculaires est très faible chez les femmes avant 50 ans. Tout change cependant à la ménopause, car, avec la réduction de la production d’estrogène, de plus en plus de femmes souffrent d'hypercholestérolémie. La diminution du taux d'estrogène accroît le taux de cholestérol LDL (aussi appelé « mauvais cholestérol ») et de triglycérides, tout en réduisant le taux de cholestérol HDL (aussi appelé « bon cholestérol »). Malheureusement, tous ces changements lipidiques participent à une augmentation des risques globaux de maladies du cœur et d'accidents vasculaires cérébraux (AVC).

3

Peut-on arrêter la médication une fois notre niveau de cholestérol revenu à la normale?

Surtout pas! Il faut comprendre que les médicaments hypocholestérolémiants (qui font baisser le taux de cholestérol) ne guérissent pas l'hypercholestérolémie. Ceux-ci sont efficaces pendant toute la durée du traitement. À leur arrêt toutefois, le taux de cholestérol risque de remonter, ce qui vous fera courir un risque accru de maladie cardiaque et d'accident vasculaire cérébral (AVC). C'est pourquoi un traitement médicamenteux pour le cholestérol est souvent mis en place sur le long terme, lorsque les bonnes habitudes n'apportent pas de changements. Aussi, même si vous constatez qu'après plusieurs mois de traitement, votre taux de cholestérol a beaucoup baissé, voire qu’il est revenu à la normale, il est important de continuer à prendre votre médication, tout en maintenant un mode de vie sain (arrêt du tabac, saine alimentation, exercice physique, etc.). Dans tous les cas, n'hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien.

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Près de 40 % de la population canadienne adulte affiche un taux de cholestérol élevé. Voici donc trois choses essentielles à savoir sur cet ennemi de nos artères!
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