6 choses à savoir sur le trouble de stress post-traumatique

Souvent associé aux militaires, le trouble de stress post-traumatique (TSPT) est plus fréquent qu'on ne le pense. Ce problème pernicieux et mal connu toucherait, selon les études, de 6 à 10 % de la population. Voici quelques renseignements utiles à ce sujet.

6 choses à savoir sur le trouble de stress post-traumatique

De quoi s'agit-il au juste?

Le trouble de stress post-traumatique (TSPT), aussi appelé état de stress post-traumatique (ESPT), est un problème de santé mentale qui peut apparaître à la suite d'un événement traumatique. Un événement est dit « traumatique » lorsqu'une personne est confrontée à la mort, à la peur de mourir ou à de graves blessures, ou lorsque son intégrité physique ou celle d'une autre personne a été menacée. Cet événement doit également provoquer une peur intense, un sentiment d'impuissance, ou un sentiment d'horreur. Le TSPT est classé parmi les troubles anxieux.

Quels événements traumatiques peuvent engendrer un TSPT?

Ce problème peut, entre autres, apparaître à la suite d'un événement grave, troublant ou hors de l'ordinaire tel qu'un accident d'auto grave, une agression sexuelle, une agression personnelle violente, un vol, le fait d'être pris en otage, une incarcération de guerre, une catastrophe naturelle, etc. Pour certains individus, le seul fait d'être témoin d'un événement traumatique (un meurtre, la mort subite d'un proche, etc.) suffit pour développer un TSPT.

Quels sont les symptômes du TSPT?

Une personne qui développe un trouble de stress post-traumatique présente trois grandes classes de symptômes :

  • Elle revit continuellement la scène traumatique en pensée ou en cauchemar (symptômes de reviviscence);
  • Elle cherche à éviter — volontairement ou non — tout ce qui pourrait lui rappeler de près ou de loin le trauma (symptômes d'évitement et d'engourdissement émotionnel);
  • Elle est fréquemment aux aguets (symptômes d'hypervigilance) malgré l'absence de danger imminent.

Quand les symptômes apparaissent-ils?

Les symptômes d'un trouble de stress post-traumatique commencent habituellement dans les trois premiers mois suivants l'événement traumatique. Cependant, il arrive parfois que les symptômes apparaissent plusieurs mois, voire plusieurs années plus tard11. Cette apparition différée des symptômes peut faire suite à un événement déclencheur (un nouveau stress ou une date anniversaire, par exemple, peuvent réveiller le souvenir d'un trauma antérieur).

Quelle est la durée des symptômes?

L'intensité et la durée du trouble de stress post-traumatique sont très variables. Les symptômes peuvent s'étendre de quelques semaines à plusieurs années. Environ la moitié des personnes qui présentent des symptômes de stress post-traumatique s'en remettent en l'espace d'un an ou deux. Chez certains individus, le problème peut toutefois devenir chronique.

Existe-t-il des traitements?

Oui, il existe des traitements reconnus pour traiter le trouble de stress post-traumatique. Dans la majorité des cas, cet état se traite efficacement par une psychothérapie, par des médicaments, ou par une combinaison de ces deux traitements. Bien qu'ils n'effacent pas le traumatisme, ces traitements permettent aux personnes atteintes de reprendre le contrôle sur leur vie et leurs activités quotidiennes. Cela dit, plus la personne atteinte consulte tôt, plus les traitements ont des chances de la soulager.

Autres infos utiles :

  • Les femmes présentent un risque deux fois plus élevé que les hommes de souffrir d'un TSPT.
  • La présence antérieure d'une maladie mentale peut rendre plus vulnérable à l'émergence d'un TSPT.
  • Parfois, les séquelles d'un TSPT prennent la forme de dépressions, de troubles anxieux, de problèmes de santé (fibromyalgie, douleurs chroniques, etc.), de troubles de la sexualité, ou encore d'abus d'alcool, de drogues et/ou de médicaments.
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6 choses à savoir sur le trouble de stress post-traumatique

Souvent associé aux militaires, le trouble de stress post-traumatique (TSPT) est plus fréquent qu'on ne le pense. Ce problème pernicieux et mal connu toucherait, selon les études, de 6 à 10 % de la population. Voici quelques renseignements utiles à ce sujet.
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